 Le mouvement | Le temps laisse ses traces Sur ce corps fatigué Il ne s'embarrasse Pas de bousculer
Pas de répit, pas de silence Toujours le bruit A outrance
Passage en force Cris vociférés Tels des ongles dans les plaies Arrachant toute l'écorce
Pas de pleurs Pas de consolation Pas de réconfort pour les joueurs Seule compte la résignation
La tête se baisse Le corps s'affaisse Les yeux se referment L'horloge ralentit Et il y a toujours une voix qui ose dire
" Ainsi va la vie ! " © Emmanuel BLAS, 2008
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